RSP Sensoriel

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quelques articles de presse

FMT

2013

 

La RSP

Une écoute pertinente  pour donner une nouvelle dimension à vos traitements et répondre aux somatisations

 

La médecine valide de plus en plus la notion de somatisation qui représente près de 80 % de nos maux. La psycho-neuro-immunologie, cette approche moderne de la médecine, démontre qu’un choc émotionnel est à même d’effondrer les systèmes de défense. Alors pourquoi ne s’intéresser qu’aux tissus qu’ils soient osseux, musculaires, nerveux, viscéraux ou sanguin ? Un grand nombre de maladies de peau ne sont-elles pas reconnues en tant que souffrances émotionnelles ? Un grand nombre de périarthrites ne sont-elles pas la conséquence d’une difficulté à s’exprimer ? Un grand nombre d’entorses de cheville ne sont-elles pas la conséquence d’un conflit de territoire ? Un grand nombre de cervicalgies ne sont-elles pas associées au stress ? Un grand nombre de lombalgies ne trouvent-elles pas un lien avec un mal-être familial ? Un grand nombre de hernies discales ne sont-elles pas en rapport avec un conflit affectif (cervical) ou familial (lombaire) ?...

 

Souvenirs et somatisations

 

Pour Freud, les émotions refoulées et les énergies qu’elles génèrent cherchent à se manifester par des somatisations ou des modifications du comportement. Pour Kandel, Prix Nobel de médecine et de physiologie, la mémoire à court terme est obtenue par une stimulation de certaines synapses. Dans la mémoire à long terme, les neurones impliqués fabriquent de nouvelles synapses chargées de stocker les souvenirs. Un seul de ces neurones peut former plus de mille avec d’autres neurones ce qui explique que, dans la consolidation de souvenirs durables, ce nombre peut augmenter considérablement. En temps normal, une molécule inhibe le gène et réprime l’expression. La  RSP propose l’image du millefeuille, des souvenirs analogues qui se superposent les uns sur les autres. Il faut donc un signal assez fort pour écarter cette molécule et déclencher une somatisation. L’un des facteurs se trouve être l’émotion, l’attention qui lui est portée, l’effet de renforcement dû à la répétition… Alors ne vouloir traiter que la structure sans lever la pression émotionnelle peut, dans un grand nombre de cas, s’avérer insuffisant.

 

Comment identifier la perturbation ?

 

La Restauration Somato Psychique aborde le patient dans son entité en ne dissociant pas le physique du mental. Grâce à la finesse et à la subtilité de son écoute palpatoire, la perception des informations, émanant de l’enveloppe corporelle de nos patients, s’avère surprenante. La main, par ses propriétés de corps noir, est capable de percevoir les vibrations émises par les tissus du patient et de transférer les informations recueillies au cerveau du thérapeute. Percevoir est une chose, décrypter en est une autre. C’est pourquoi la RSP s’est dotée d’une grille de lecture en plusieurs dimensions. La lecture holographique en 3D, à laquelle s’ajoute la dimension temporelle, est plus fine et plus précise qu’une simple lecture de type photographique. En établissant des passerelles entre le corps physique et l’organe (les chaînes organo-musculaires), l’organe et l’émotion (les cinq éléments énergétiques), l’émotion, le mental et le corps physique (les chakras), la RSP dispose d’un outil de décodage très performant pour identifier le message (somatisation) adressé par l’inconscient du patient.

 

Comment l’intégrer dans sa pratique au quotidien ?

 

La RSP propose deux protocoles validés, efficaces et adaptés aux attentes de nos patients. L’un s’attache aux traitements rapides des cas d’urgence ou localisés. Il ne prend que cinq à dix minutes et s’intègre très facilement dans une séance d’ostéopathie ou de kinésithérapie. Il s’adapte au type de perturbation identifié : corps physique (intoxications, traumatisme, encrassage), corps vibratoire (ondes telluriques, électromagnétiques, cosmiques, cosmo climatiques), corps émotionnel. Le processus correcteur consiste, pour les deux premiers corps, à adresser une information appropriée aux tissus pour que l’organisme puisse inverser le mécanisme perturbateur et enclencher le processus réparateur. Il permet aussi de corriger un programme émotionnel défectueux qui se manifeste par des douleurs au niveau rachidien, articulaire, musculaire, tendineux, un dysfonctionnement organique, un coup de moins bien…

 

L’autre vise à traiter les problèmes de fond tel la déprime, le stress, les manifestations cutanées, les rachialgies chroniques… La RSP propose, outre une stimulation sensorielle, d’enclencher le processus de cicatrisation psychique qui permet au patient de devenir acteur de sa guérison avec - la prise conscience de la relation qui existe entre un événement et une somatisation, - la compréhension de son histoire, grâce à des outils spécifiques (dont la verbalisation), pour en atténuer la souffrance – et l’acceptation, synonyme de guérison, pour évoluer vers plus d’harmonie et se libérer de schémas perturbateurs.

 

Elle permet de gagner du temps en identifiant rapidement l’origine de la perturbation et en apportant des réponses appropriées. Elle montre ainsi son efficacité sur les douleurs et s’avère un outil performant dans des cas plus complexes. Elle permet aussi au thérapeute de se démarquer des autres professionnels de santé en se donnant une dimension somato-émotionnelle.

 

Une formation de synthèse

 

Si, comme un certain nombre de confrères qui sont venus à la RSP, vous en avez assez de revoir régulièrement les mêmes patients pour les mêmes raisons, vous pouvez vous former à la RSP sans perdre pour autant votre identité. Cette formation, née de la rencontre de plusieurs techniques et de multiples observations, présente l’avantage de synthétiser de nombreuses approches. Elle associe à la globalité, proposée par les Cinq Eléments de la médecine chinoise, la recherche du blocage primaire quel que soit son origine : physique, éthérique, émotionnel. 

 

Elle se fait sur deux années. La première comprend six modules qui permettent, à partir du corps physique et vibratoire, de visiter et d’intégrer le monde de l’émotion et des somatisations. L’écoute, le décryptage par une lecture en plusieurs dimensions, les réponses à apporter au patient, et les principes alimentaires (un carburant de bonne qualité) sont étudiés. La seconde comprend quatre modules et permet de se perfectionner en enrichissant les principes de base de moyens performants, adaptés à la RSP, comme la sophrologie, la PNL, la psychologie et la capacité à atteindre un objectif. Enfin, le praticien RSP fait évoluer son approche avec les modules de réactualisation.

Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires sur notre site www.rsp-sensoriel.org et vous procurer l’un des ouvrages qui abordent la RSP, celui intitulé « A la rencontre de l’Harmonie » ou bien « Ecoute toi pour Guérir ».

 

           

Le monde l'ostéopathie

2013

 

La RSP

Donnez une nouvelle dimension à vos traitements

 

André Perceval, présentez-nous la RSP.

 

La Restauration Somato Psychique ne dissocie pas le corps physique du mental. Elle  aborde le patient dans son entité en décryptant ses maux originels pour l’aider à s’en libérer. Elle est née de la rencontre de plusieurs techniques, de multiples observations, et de réponses à des questions que je me posais du fait de mon incapacité à apporter à mes patients des solutions satisfaisantes.

 

Au sortir de l’école de kinésithérapie, j’ai pris conscience que l’enseignement qui m’avait été donné me permettait, certes, de les soulager, non de les guérir. Ce constat m’a poussé à chercher d’autres voies. Je me suis alors tourné vers la médecine chinoise qui m’a appris à m’intéresser au patient dans sa globalité, non à le saucissonner comme si chaque partie de son corps n’avait aucun lien avec celle d’à côté. Puis, l’approche vertébrale avec Alexander Ruperti à Lausanne, m’a incité à rechercher le blocage primaire, l’origine de la lésion, afin de traiter la cause et pas seulement les effets. Une formation en auriculothérapie m’a permis de comprendre que l’origine de la perturbation pouvait venir d’ailleurs, mais pas de n’importe où et m’a fait entrevoir l’aspect émotionnel des perturbations.

 

Parlez-nous de cette nouvelle dimension que vous proposez.

 

La médecine valide de plus en plus la notion de somatisations qui représente près de 80 % de nos maux. La psycho-neuro-immunologie, cette approche moderne de la médecine, démontre qu’un choc émotionnel est à même d’effondrer les systèmes de défense. Alors pourquoi ne s’intéresser qu’aux tissus qu’ils soient osseux, musculaires, nerveux, viscéraux ou sanguin ? Un grand nombre de maladies de peau ne sont-elles pas validées par la médecine en tant que souffrances émotionnelles ? Un grand nombre de périarthrites ne sont-elles pas la conséquence d’une difficulté à s’exprimer ? Un grand nombre d’entorses de cheville ne sont-elles pas la conséquence d’un conflit de territoire ? Un grand nombre de cervicalgies ne sont-elles pas associées au stress ? Un grand nombre de lombalgies ne trouvent-elles pas un lien avec un mal-être familial ?

 

C’est également le cas de certaines hernies discales, tant cervicales (en rapport avec un conflit affectif) que lombaires (avec un conflit familial). Il s’avère que le choc émotionnel initial peut remonter à six à douze années plus tôt. Il peut être réactivé à plusieurs reprises, le dernier événement similaire aux précédents, celui qui fait déborder le vase et déclencher la pathologie, n’étant pas souvent le plus important. Aussi, lever la pression émotionnelle s’avère indispensable et se combine parfaitement avec une action structurelle : l’entité corps physique et mental.

 

Qu’apporte la RSP ?

 

Chaque fois qu’un schéma émotionnel est en cause, lors de désordres rachidiens, articulaires, musculaires, organiques… la RSP apporte un plus indéniable. Elle permet de gagner du temps en identifiant rapidement l’origine de la perturbation et donc d’apporter des réponses appropriées. Elle montre ainsi son efficacité sur les douleurs et s’avère un outil performant dans des cas plus complexes. Elle permet enfin au thérapeute de se démarquer des autres professionnels de santé en se donnant cette dimension somato-émotionnelle.

 

Comment identifier la perturbation ?

 

Grâce à la finesse et à la subtilité de l’écoute palpatoire RSP, la perception des informations émanant de l’enveloppe corporelle de nos patients s’avère surprenante. Percevoir est une chose, décrypter en est une autre. Et bien la RSP propose de les décoder au moyen d’une grille de lecture en plusieurs dimensions. Sa spécificité est d’avoir créé des passerelles entre une grille du corps physique, celle des Cinq Eléments énergétiques et celle des Chakras, le tout associé à la notion temporelle. Nous pouvons ainsi établir une relation entre l’enveloppe physique et le message adressé par l’inconscient du patient qui se traduit par des somatisations. La RSP permet ainsi d’en identifier l’origine, d’apporter un processus correcteur, sensoriel et psycho-émotionnel, et de lui proposer des pistes pour l’aider à se libérer de ses schémas perturbateurs.

 

Comment l’intégrer dans sa pratique au quotidien ?

 

La RSP propose deux protocoles validés, efficaces et adaptés aux attentes de nos patients. L’un s’attache aux traitements rapides des cas d’urgence ou localisés. Il ne prend que cinq à dix minutes et s’intègre très facilement dans une séance d’ostéopathie ou de kinésithérapie. Il permet de corriger un programme défectueux, une douleur, un dysfonctionnement organique, un coup de moins bien… Ainsi, une émotion peut occasionner une somatisation : la pression émotionnelle aggravant la pression mécanique et structurelle.

 

Marie se plaint depuis plusieurs mois d’une douleur permanente qui siège au niveau de son épaule droite. Ses amplitudes sont limitées à l’élévation, pas au-dessus du passage. L’écoute nous informe qu’il s’agit prioritairement d’une colonie d’émotions, « une peur du devenir (élément énergétique Bois) touchant une personne du sexe masculin (côté droit) ». La patiente prend conscience de la corrélation qui existe entre sa douleur d’épaule et sa relation qui est au plus mal et ce depuis plusieurs mois avec son fils. Après avoir verbalisé sa souffrance, je l’invite à monter son membre supérieur qui monte alors jusqu’à la verticale sans aucune gêne. Lever l’émotionnel permet, dans un grand nombre de cas, une solution. Cette approche peut se combiner avec d’autres techniques plus structurelles ou antalgiques pour un traitement de qualité. En effet, ses tendons et structures sont agressées et enflammés depuis un certain temps, il convient de les traiter pour un retour à la normale.

 

Et dans des cas plus complexes ?  

 

La RSP propose un autre protocole visant à traiter les problèmes de fond tel la déprime, le stress, les manifestations cutanées, les rachialgies chroniques… en permettant au patient, devenant acteur de sa guérison, de prendre conscience, de comprendre et de se libérer de ses schémas perturbateurs en lui proposant des solutions durables. 

 

Michel B., cinquante-neuf ans, consulte pour des maux de tête et des douleurs touchant tout son côté gauche. Elles sont apparues sept années plus tôt, une douzaine d’heures après une intervention chirurgicale visant à enlever une tumeur siégeant sur ses glandes parotides. Tous les traitements entrepris depuis lors ne les ont pas fait céder. Les praticiens consultés se sont tous attachés à observer et à examiner le structurel. Sans remettre en cause le bien-fondé de l’intervention chirurgicale, nous pouvons envisager qu’elle n’était peut-être pas LA seule réponse à apporter. C’est alors que nous avons entrepris une recherche de type émotionnelle.

 

Il s’avère que le tableau des somatisations élaboré par la RSP propose des pistes intéressantes. Il pourrait s’agir « d’un conflit familial refoulé (les parotides) en rapport avec une personne du sexe féminin (côté gauche pour le droitier) ». C’est ce que validèrent les bilans-traitements RSP. Ce fut d’abord, lors du début de la conception, un manque de confiance non exprimé de sa maman quant à sa place dans le couple, réactivé quatre années plus tard. Alors que Michel est âgé de dix ans, celle-ci décède lors de la naissance d’un petit frère. Il s’en suit une mise en pension qui durera toute la scolarité. Il ressent pendant cette période un sentiment d’injustice, celui d’être mis à l’écart, qu’il ne sera pas non plus en mesure d’exprimer.  Ce comportement « silencieux », il le prolonge dans sa relation avec son épouse. Ce chef d’entreprise qui excellait dans son travail se taisait dans son couple. Deux années après sa retraite, alors qu’il demeurait très souvent à son domicile, sa tumeur émergea. A force de refouler ses pensées, il réduisit ses systèmes de défenses jusqu’à les rendre inefficaces.

 

Le travail en RSP lui a permis d’identifier les causes de ses douleurs et de ne plus en souffrir, mais aussi de modifier son comportement en exprimant auprès des siens, de son épouse en particulier, ses pensées et ses aspirations. Il a trouvé sa voie vers une vie plus harmonieuse. De nombreux cas de ce type consultent quotidiennement dans nos cabinets.

 

Comment se former ?

 

Si, comme un certain nombre de vos confrères qui sont venus à la RSP, vous en avez assez de revoir régulièrement les mêmes patients pour les mêmes raisons, vous pouvez vous former à la RSP sans perdre pour autant votre identité d’ostéopathes. Autour de moi s’est constituée une équipe de formateurs aptes à enseigner cette thérapie sur deux années. La première comprend six modules qui permettent, à partir du corps physique et éthérique, de visiter et d’intégrer le monde de l’émotion et des somatisations. L’écoute, le décryptage par une lecture en plusieurs dimensions, les réponses à apporter au patient, et les principes alimentaires (un carburant de bonne qualité) sont étudiés. La seconde permet de se perfectionner en enrichissant les principes de base de moyens performants, adaptés à la RSP, comme la sophrologie, la PNL, la psychologie. Enfin, le praticien RSP fait évoluer son approche avec les modules de réactualisation.

 

 

Le monde de l'ostéopathie

2014

 

RSP et lombalgies

Ou comment décoder et traiter des somatisations

 

Voilà vraisemblablement la raison pour laquelle nos patients nous consultent le plus fréquemment. Il y aurait plus de six millions de consultations annuelles concernant ce type de maux. Il est intéressant de s’attarder sur ces raisons d’autant plus que, selon les statistiques, près de quatre-vingt pour cent sont d’origine émotionnelle. Il convient donc prendre en compte aussi bien les aspects mécanique et structurel que psycho-émotionnel. C’est la définition même des somatisations et nous verrons que la région lombaire est un véritable point de fixation de nombre de nos émotions. Mais avant d’aller plus avant, voyons quels en sont les processus.

 

Les processus 

 

Mécanique – Lors d’une agression émotionnelle, les muscles courts se rapportant à l’étage vertébral mis sous tension se contractent et se figent tant que la cause n’est pas levée. Il s’ensuit une pression émotionnelle qui s’ajoute à la pression mécanique. Si la contracture est de courte durée, il n’y aura pas de dégradation de l’ensemble articulaire. Si au contraire cette pression perdure quelques mois, voire plusieurs années, les tissus atteints vont perdre de leur élasticité physiologique tout comme de leur contractilité, entrainant une forme d’immobilisme. C’est ainsi qu’une hernie discale peut survenir de six à douze années après une agression émotionnelle. Alors, se contenter de vider le seau sans chercher à fermer le robinet, c’est-à-dire à n’apporter qu’une réponse structurelle, mécanique ou chirurgicale, peut s’avérer insuffisant et voir une récidive apparaître, la cause n’ayant pas été levée.

 

Neuro physiologique – Eric Kandel, professeur à l’université de Columbia et prix Nobel de physiologie et de médecine en 2000, a en partie validé la théorie de Freud concernant le refoulement, mécanisme qui permet d’atténuer les souffrances émotionnelles. Mais les énergies qui en résultent ne disparaissent pas pour autant et cherchent à se manifester soit par des modifications de comportement, soit par des somatisations. Selon Kandel, les émotions les plus fortes sont stockées dans des synapses (jusqu’à mille) qui sont elles-mêmes inhibées par une molécule. Il faut un signal suffisamment fort et analogue pour rendre inefficace la molécule et mettre en action les multiples synapses porteuses de ces informations. C’est alors que la somatisation apparaît.

 

Les somatisations

 

Les somatisations répondent à un certain nombre de règles et ne se manifestent pas n’importe comment, n’importe où, ni n’importe quand.

 

Comment ? Elles utilisent les différents tissus qui constituent notre organisme : les muscles (tendinites…) quand elles concernent des colères ou des peurs du futur ; les vaisseaux quand il s’agit de vitalité ou de carence affective ; les chairs et le tissu nerveux lors du mal être et du manque de savoir-faire, de confiance ; la peau dans la difficulté à s’exprimer ; les os quand il s’agit de dévalorisation ou de sentiment d’impuissance. Ou encore les organes comme l’ont montré la médecine chinoise (il y a plus de cinq mille ans) et la médecine des fonctions (1954) qui avancent qu’ils sont le support d’un mode de fonctionnement et que tout désordre émotionnel peut les atteindre. Ainsi en va-t-il de la colère avec le foie, de la tristesse avec le poumon, de la peur et de l’insécurité avec les des reins…

 

Où ? Il en va de même pour les localisations articulaires. Si l'épaule s’avère être une difficulté à s’exprimer, le genou à faire face à l’autre, la cheville à marquer son territoire ou à changer de direction, la colonne vertébrale est une véritable table de somatisation. Le rachis cervical est en relation avec le stress et l’anxiété alors que les vertiges le sont avec la vie qui « vacille ». La région dorsale est associée aux frustrations qu’elles soient affectives, en manque de confiance, en contrariété… La région lombaire l’est soit au sentiment d’injustice (L2-L3 vésicule biliaire), soit à celui de ne pas se réaliser (L4-L5 pancréas). Le sacrum est lui aussi porteur de messages comme ceux liés au territoire (sacrum haut), au couple (sacrum moyen), à une situation difficile (sacrum bas). Quant à leur latéralisation – droite / gauche – elle n’est pas anodine et précise le message.

 

Quand ? Nous l’avons vu plus avant, il faut un signal suffisamment fort pour libérer la synapse de la molécule inhibitrice. Mais ceci ne nous livre pas l’origine de la perturbation, celle qui la première a engendré le processus d’un schéma perturbateur prêt à émerger. Or il s’avère que les principaux processus perturbateurs s’impriment dans notre inconscient au cours des trois premiers mois de la conception. Lors d’un événement du même type, notre inconscient nous fait reproduire le schéma qu’il a engrammé qui va entrainer la même suite de réaction et aboutir au même résultat. Alors comment faire pour l’identifier ?

 

L’écoute en RSP

 

Une étude réalisée par le CNRS sous la direction d’Yvonne Duplessis a démontré que la main a la propriété d’un corps noir. Elle peut donc percevoir et capter des informations vibratoires émises par le corps du patient (écoute palpatoire) et les transférer au cerveau du thérapeute. Toutes les cellules sont porteuses des mêmes informations mais nous ne disposons pas d’un appareil capable de toutes les identifier. C’est pourquoi la RSP dispose d’une lecture en plusieurs dimensions qui permet de décrypter plus d’informations en très peu de temps. La première dimension (A) nous est donnée par les trente chaines organo musculaires (COM) qui constituent notre corps physique et mettent en relation les différents tissus qui le constituent avec un organe (bloc osseux, chaine musculaire, organe). En établissant des passerelles entre ces COM et les Cinq Eléments du corps énergétique (Bois Feu Terre Métal Eau), nous avons la deuxième dimension (B), celle qui met en relation l’organe et l’émotion.  La transposition des COM teintées par les Cinq Eléments dans les chakras constitue la troisième dimension (C) qui permet la relation émotion-mental-corps physique.

 

Région lombaire : quelles somatisations ?

 

Ainsi, il apparaît que près de quatre-vingt pour cent de nos maux sont d’origine émotionnelle. La région lombaire n’échappe pas aux somatisations. Elle est le siège privilégié de « la non réalisation de soi » (Terre - mal être) dans le nid familial (L4-L5), d’une difficulté à marquer son territoire (Métal) ou à s’affirmer (Eau) en L5-S1. La sciatalgie n’est pas en reste (Eau ou Métal) et son côté nous informe s’il s’agit d’une personne du sexe masculin ou féminin.

 

Protocoles

 

La RSP propose deux protocoles validés, efficaces et adaptés aux attentes de nos patients. L’un s’attache aux traitements rapides des cas d’urgence ou localisés. Il ne prend que cinq à dix minutes et s’intègre facilement dans une séance d’ostéopathie ou de kinésithérapie. Il permet de corriger un programme défectueux au niveau du rachis, d’une articulation, d’un muscle ou d’un tendon, un dysfonctionnement organique, un état de mal être… Cette approche se combine aisément avec d’autres techniques plus structurelles ou antalgiques pour un traitement de qualité.

 

Fernande (soixante-quinze ans), une femme de caractère, consulte pour une douleur lombaire qui dure depuis plusieurs mois et irradie à la face antéro-supérieure de sa cuisse gauche. Les traitements antalgiques et anti inflammatoires ne l’ont que peu soulagée et les manipulations pratiquées n’ont pas atténué sa douleur. A l’examen radiologique, elle présente deux anthélisthésis de 0.5 cm (L4-L5 et L5-S1) qui sont en place depuis… longtemps. L’écoute palpatoire nous livre plusieurs informations du même type : une peur existentielle. Les éléments Terre (peur de ne plus pouvoir faire) et Bois (peur de ne plus exister dans le futur) prédominent. Une fois la réinformation sensorielle effectuée (comment envoyer une information au système nerveux autrement que par les organes sensoriels ?) je lui délivre le message issu de la vibration écoutée et décryptée.

 

Fernande commence à prendre conscience de cette peur et avec mon aide la verbalise : celle de ne plus pouvoir effectuer ce qu’elle avait l’habitude de faire, de ne plus être bonne à rien, en un mot de ne plus « exister ». Au bout de vingt minutes, elle repart avec une douleur atténuée à plus de quatre-vingt pour cent (elle dixit), une aisance dans la marche qu’elle n’a pas connue depuis un certain temps. Comme convenue, elle m’appelle une semaine plus tard et me dit que sa douleur s’est bien atténuée mais qu’elle est encore gênée. Nous convenons d’attendre encore un peu avant une nouvelle consultation. La semaine suivante, Fernande appelle : plus de douleur, elle navigue comme un lapin…. Cet exemple n’est pas un cas isolé. Vingt minutes de consultation auront suffi pour stopper et inverser un processus perturbateur qui perdurait depuis plusieurs mois.

 

L’autre protocole vise à traiter les problèmes de fond tel la déprime, le stress, les manifestations cutanées, les rachialgies chroniques… Il convient d’appliquer le protocole bilan-synthèse qui aborde le patient dans sa globalité et l’aide à retrouver son harmonie. Il permet au patient de devenir acteur de sa guérison avec - la prise conscience de la relation qui existe entre un événement et une somatisation, - la compréhension de son histoire, grâce à des outils spécifiques (dont la verbalisation), pour en atténuer la souffrance – et l’acceptation, synonyme de guérison. C’est en ne dissociant pas le corps physique du mental qu’il est possible de traiter ces multiples dysfonctionnements qui sont imbriqués en nous.

 

Cécile, une divorcée de cinquante-sept ans, consulte : lombalgie avec irradiation dans la fesse droite, déprime, broncho pneumonie, mauvais sommeil… Cinq séances espacées de six semaines chacune seront nécessaires pour la libérer de ces schémas perturbateurs et lui permettre de retrouver un état de sérénité : disparition des douleurs, amélioration du sommeil, moins de gêne respiratoire… Les éléments énergétiques travaillant en synergie, la libération de l’un entraine une amélioration des autres. Chaque séance apporte un message en rapport avec le ou les éléments énergétiques déficients, le type d’émotion vécue (peur, croyance, insatisfaction, culpabilité), les COM atteintes et les dates des événements à l’origine des dysfonctionnements. A message clair, réponses simples.

 

Le patient est en mesure de prendre conscience de son comportement en le rapportant à une suite d’événements ou de situations. C’est une étape importante, mais pas suffisante. Il lui faut comprendre son histoire pour atténuer sa souffrance. C’est pourquoi la RSP propose des outils adaptés à la nature du message. Ils ont été déterminés par les nombreuses observations réalisées auprès des patients, enrichis par des procédés utilisés en psychothérapie, en PNL ou en Sophrologie. C’est en se les appropriant que le patient va se libérer des schémas perturbateurs qui entrainent de multiples dysfonctionnements. C’est ainsi qu’au fil des séances, Cécile se sent de mieux en mieux, ne souffre plus de son dos et voit son sommeil amélioré. Quant à sa broncho pneumonie, elle est toujours présente mais s’avère moins « envahissante ».

 

Simplicité

 

Une fois les bases acquises et appropriées, la pratique de la RSP s’avère d’une grande simplicité. N’est-ce pas la simplicité qui fait l’excellence ? Sa formation s’appuie sur des bases solides qui ont fait leurs preuves par ailleurs. Son intérêt est d’avoir su établir des passerelles entre diverses approches (Microkinésithérapie, Cinq Eléments énergétiques, Chakras, Psychologie PNL, Sophrologie…) et synthétiser les diverses données pour proposer des protocoles simples et performants. Chaque jour dans nos cabinets, de nombreux patients voient leurs dysfonctionnements psychosomatiques s’améliorer.

 

 

Physiopolis

 

Entretien avec André Perceval

Concepteur de la RSP

 

André Perceval, qui êtes-vous ?

Je suis kinésithérapeute libéral installé depuis plus de trente ans. Au sortir de l’école de kiné, j’ai compris que l’enseignement que j’avais reçu était limité, me permettant de soulager mes patients, de les aider à retrouver une fonctionnalité, mais pas de répondre à certains de leurs dysfonctionnements. Or beaucoup des maux dont ils souffrent (rachialgies, périarthrites, sciatalgies…) ne sont en fait que des somatisations et cet enseignement, essentiellement structurel et technique, ne nous propose aucune solution. Alors j’ai cherché à me former à d’autres approches.

 

Lesquelles ?

Tout d’abord la médecine chinoise et principalement la loi des Cinq Eléments m’a permis d’aborder mes patient dans leur globalité, et non pas seulement par une articulation ou un segment de membre. Ensuite, j’ai suivi un cursus de vertébrothérapie où j’ai bénéficié de l’enseignement à Lausanne d’Alexander Ruperti. Outre la finesse de la palpation (nous nous entrainions à percevoir un cheveu sous une feuille de papier), c’est la recherche du blocage primaire qui m’a attiré. Puis l’auriculothérapie, selon le système méridien, m’a permis de comprendre que la cause pouvait venir d’ailleurs, mais pas de n’importe où. Quant à la Microkinésithérapie, elle m’a proposé une grille de lecture intéressante du corps physique.

 

C’est de là qu’est née la RSP ?

Oui, j’ai cherché à associer, pour plus d’efficacité, le blocage primaire à la globalité, le corps physique au corps émotionnel. Je disposais de deux grilles de lecture, l’une mettant en relation le corps physique et l’organe (MK), l’autre l’organe et l’émotion (Cinq Eléments), mais rien entre les deux pour les relier. J’ai beaucoup observé, testé, expérimenté, et la diversité de la clientèle libérale m’a fourni  un vivier très riche. Il m’a fallut une dizaine d’années pour établir cette relation et, lorsque la dernière pièce du puzzle a trouvé sa place, tout est devenu si clair et si limpide que je me suis demandé pourquoi on ne l’avait pas trouvé auparavant.

 

Alors qu’est-ce que la RSP ?

La RSP, la Restauration Somato Psychique, vise à identifier le mécanisme perturbateur à partir d’une écoute palpatoire des tissus de notre organisme, qu’il soit structurel ou émotionnel, pour aider le patient à s’en libérer. Cela n’est pas nouveau mais ce qui l’est, c’est sa capacité à mettre des mots simples et compréhensibles sur nos maux.

 

Comment ?

Chacune de nos cellules est porteuse de toutes les informations de l’organisme, mais il n’existe aujourd’hui aucun appareil capable de toutes les détecter. La main du thérapeute est capable de capter (travaux d’Yvonne Duplessis du CNRS) les informations que le patient veut bien laisser passer et de les envoyer au cerveau. Mais, ce dernier, pour les décrypter, a besoin d’une grille de lecture. Comme le cerveau travaille tel un hologramme, les informations allant continuellement d’un hémisphère à l’autre, d’une zone à une autre, la RSP propose une lecture en plusieurs dimensions qui respecte ce schéma. Elles permettent d’établir la relation entre le corps physique, l’organe, l’émotion et le mental, et la date de l’événement primaire. A partir de ces informations, il convient d’en discerner l’essentiel.

 

Pour en faire quoi ? 

La guérison n’existe pas. Il nous faut donc réunir les conditions les plus favorables pour que le patient puisse s’autoguérir. Le système réparateur, garant de notre bonne santé, n’est pas capable de réparer un dysfonctionnement émotionnel. Et toute information manuelle n’est qu’une correction de type reflexe : le cerveau en fait ce qu’il veut, ce qu’il peut. C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en route le processus de cicatrisation psychique avec ses trois principes : prise de conscience, compréhension, acceptation, conditions indispensables à la guérison. Nous nous trouvons au cœur de la relation corps physique-mental

 

Pour apporter une réponse aux somatisations ?

Plus de soixante-dix pour cent de nos maux sont d’origine émotionnelle. Il s’agit donc de signaux que le mental nous envoie. Ne pas répondre à ce type de perturbation limite forcément notre efficacité et nos patients reviendront régulièrement nous voir pour les mêmes raisons. Cherchons à identifier le robinet de la perturbation et ne nous contentons pas seulement de vider le seau. La RSP rend possible, par son approche « holistique »,  le décryptage d’un message clair et précis pour permettre au patient de prendre conscience de la relation qui existe entre son dysfonctionnement et ses causes. Et de s’en libérer en utilisant seul, ou avec l’aide d’un thérapeute, divers outils propres aux spécificités de ses  schémas perturbateurs.