RSP Sensoriel

Technique

Processus de cicatrisation psychique

 

Si le système réparateur est capable de corriger les disfonctionnements cellulaires ainsi que les modifications biochimiques du milieu intérieur, il n’est pas apte à transformer une insatisfaction en une satisfaction… C’est la raison pour laquelle un autre processus doit être sollicité, celui de la cicatrisation psychique.

 

Grâce à la lecture pluridimensionnelle, nous pouvons recueillir un certain nombre d’informations qu’il convient de classer dans un ordre cohérent pour en dégager les éléments essentiels. C’est par le biais de synthèses que nous y parvenons. Elles nous aident à nous recentrer sur les origines des dysfonctionnements et nous conduisent vers ce coin de sérénité qui tend vers l’harmonie.

 

La synthèse Energétique, c'est l’autoroute qui nous fait gagner du temps. Elle s’appuie sur les caractéristiques des cinq éléments de la médecine chinoise (Bois, Feu, Terre, Métal, Eau) et fournit des informations globales sur les lésions fonctionnelles et émotionnelles perturbées (symbolique) et précise le type d’action altérée.

 

La synthèse Emotionnelle, la route nationale, s’appuie sur les émotions et nous montre combien le mal-être de ce jour est plus la conséquence de l’imbrication d’une multitude de perturbations que le fait d’une seule. Deux types d’émotions émergent : les produites avec l’exagération de la responsabilité (culpabilité) ou de l’obstacle à franchir, et les subies avec les manques ou les peurs.

 

La synthèse Spatiale, la route départementale, nous conduit au village. Ce sont les COM et les organes correspondants qui nous livrent le niveau de l’empreinte originelle de la perturbation, précisent et affinent les caractéristiques somatiques, organiques et psychiques qui s’y rattachent.

 

Ces trois synthèses permettent d’établir le constat. Elles facilitent le recentrage du patient sur lui même et son histoire et lui permettent d’arriver aux portes de son village intérieur. Encore faudra t’il trouver la bonne adresse et la bonne rue pour enfin toucher au terme de son voyage.

 

C’est la synthèse Evénementielle ou temporelle qui permet de retrouver les dates des premières perturbations, celles à l’origine de nos souffrances. Au cours d’une séance, plusieurs d’entre elles, toutes en relation les unes avec les autres, émergent. Elles permettent au patient d’identifier le schéma imprimé qu’il a plusieurs fois répété inconsciemment et qui est en analogie avec ce qu’il vit actuellement.

 

Ainsi, dotés de ces multiples informations ramenées à leur tour dans une synthèse générale, nous pouvons aider le patient à structurer son schéma de correction psychique en lui permettant tout d’abord de

 

1 - prendre conscience de la relation qui existe entre :

 

- Les événements du passé, imprimés et refoulés dans son inconscient, avec ceux du présent.

- Les mécanismes déclencheurs qui reproduisent les mêmes suites de situation et donc les mêmes effets ou résultats.

 

2 - comprendre son histoire en facilitant le retour vers la surface de nombreux fragments oubliés de son histoire personnelle :

 

- le passé avec les événements de la période pré conceptionnelle, ceux de la période intra fœtale, de la petite enfance et des autres tranches de la vie, avec leurs caractéristiques, qui sont à l’origine, selon Freud, des névroses ;

 

- et le présent, “l’ici et maintenant” cher aux nouvelles thérapies. C’est ce que permet la RSP, la relation entre plusieurs épaisseurs du vécu reliant le conscient et l’inconscient, le passé et le présent. “Quand on suit une analyse, écrit A.Ancelin Schutzenberger , on avance mais on ne sait plus où et, tout d’un coup, le sens émerge comme s’il y avait (Lacan) un point de Capiton joignant plusieurs épaisseurs du vécu et le sens devient lumineux... reliant le conscient et l’inconscient”. (Aïe mes aïeux - édition Deslée de Brouwer)

 

21 - quelques outils

 

Puis, seul ou avec le concours d’un psychothérapeute, la RSP invite le patient à se retrouver, à chercher en lui les réponses aux questions qu’il se pose en restant simple, humble et conscient de ses imperfections. Pour celà, il peut :

 

- Sortir du jugement, le sien et celui des autres, en se posant la question de savoir POURQUOI dans cette situation il a réagit ainsi et qu'aurait-il pu faire pour ne pas ou pour moins souffrir à cette occasion.

- Utiliser la dissociation pour prendre de la hauteur et apprécier la situation avec plus de lucidité et de recul.

- Visualiser une situation pour la rendre plus claire : mettre des repères ou la revisiter.

- Positiver ses expériences douloureuses pour s'en enrichir. Il ne s’agit pas de modifier la teneur des événements passés mais d’en atténuer les souffrances et les représentation pour éviter de répéter, à la faveur de déclencheurs, les mêmes résultats.

 

C’est pourquoi il est possible de l’aider à construire son propre cadre de référence dans le monde qui l’environne, par objection-opposition ou modélisation, pour lui permettre d’exister. Si ce cadre est trop étroit, il devient une prison le privant d’espace et de liberté de mouvement, de pensée… Mais un être humain sans cadre, n’existe plus. Il est donc important de s’enrichir de ses expériences en sachant faire un tri entre ce qui nous enrichi ou nous crée au contraire des désordres.

 

Les vérités ne sont que des représentations. Ce monde qu'il perçoit n’est que le reflet de ses projections, l’interprétation de ses expériences antérieures liées à sa culture, son éducation, son environnement, ses attentes… Les informations collectées par ses organes sensoriels sont traitées par son cerveau, interprétées, clarifiées et chargées de significations, d’émotions.

 

Ces constructions qui l'incitent à évoluer génèrent des peurs. Il a autant envie que peur de changer. La peur négative l'incite à ne rien remettre en cause, à rester immobile et insatisfait dans la situation dans laquelle il se trouve. La peur positive peut devenir un atout : le guider vers cette situation meilleure qu'il recherche en ne faisant pas n’importe quoi.

 

Atteindre son objectif nécessite de respecter certaines règles. Il doit être formulé en termes positifs, précis et spécifiques et apporter un sens au patient. Il se doit d’être réaliste, testable et doit tenir compte de tous les facteurs liés à sa réussite quant au lieu ou au temps de sa réalisation. Il convient de bien faire la différence entre les rêves – idéaux et les objectifs. Les idéaux sont source d’insatisfaction alors que les objectifs, en étant réalisables, sont des critères de réussite.

 

            Atteindre l’harmonie c’est pouvoir aligner différents niveaux, trouver la congruence pour une totale adéquation du sens qu’il donne à sa vie, les critères qu’il met en avant, ce qu’il dit et fait, et les résultats qu’il obtient. C’est aligner :

 

            -           le sens en répondant à la question              Pour quoi ?

            -           l’identité                                                     Qui suis-je ?

            -           les croyances                                             Pourquoi, par rapport à quoi ?

            -           les capacités                                               Avec quoi ?

            -           les comportements                                    Qu’est ce que je fais ?

            -           l’environnement                                         Où ? avec qui ?

 

Ces niveaux sont interactifs les uns par rapport aux autres. Ils sont en perpétuelle évolution chez chaque être humain. Ce concept est un outil systémique du changement.

 

3 - C’est par ce cheminement que le patient pourra en arriver à l’acceptation ou au pardon, synonymes de guérison.