RSP Sensoriel

Concept

Somatisations : Quand ?

 

S’il y a atteinte, c’est qu’il y a résonance. Elle fait écho à des expériences vécues dont la  signification s’avère suffisamment importante pour que nous soyons ainsi remués. Nous avons accumulé des couches et des couches de ces émotions au lieu de les évacuer rapidement. Les robinets ont donc continué à remplir le seau de la souffrance et nous nous sommes contenté, de temps à autre, de le vider pour éviter qu’il ne déborde. Et puis, ne pouvant plus contenir ce qu’il tente de refouler, les rebords du seau se voient submergés et la souffrance se dévoile. C’est l’analogie, la ressemblance entre deux choses distinctes aux traits communs, l’une faisant penser à l’autre, qui est la cause de ce trop plein. Cette ressemblance s’articule autour de trois paramètres

une même personne,
une même émotion,
une même situation

qui se font écho et résonance mutuellement.

 

La notion d’analogie est incontournable, mais il en est une autre qui la complète, c’est celle des cycles, ces phénomènes ou faits qui se reproduisent périodiquement. La Médecine chinoise en a décrit une multitude. Prenons en exemple le cycle horaire qui se répète chaque jour à la même heure. D’autres périodes ont été mises en valeur comme le cycle mensuel, lié à la lune, et dont le cycle féminin en est la meilleure représentation et les règles douloureuses le meilleur exemple. Le cycle saisonnier se répète chaque année à la même époque comme l’allergie qui surgit au printemps. Le cycle annuel, celui du soleil, ou bi annuel se reproduit régulièrement à une date anniversaire. Il existe également des cycles plus longs, ceux que l’on retrouve en numérologie, les années sept se rapportant à des perturbations d’ordre spirituel et les années neuf à des fins de cycles. Enfin, la médecine chinoise définit celui de soixante ans qui commande aux climats et aux comportements par les interférences produites par les influences de la terre et du ciel.


D’autres cycles ont été décrits dont celui des étapes de la vie que l'on retrouve très souvent en RSP.  Stanislas Grof, psychiatre d’origine tchécoslovaque et pionnier de la psychologie transpersonnelle qui permet d’atteindre le summum de l’expérience intérieure humaine nous propose des pistes (Royaumes de l’inconscient humain éditions du Rocher 1983 et Psychologie transpersonnelle - éditions du Rocher 1984). Au moment où le spermatozoïde pénètre dans l’ovule, il compte déjà de soixante-quatre à soixante-douze jours de vie, temps nécessaire à sa propre formation. Il a reçu au premier jour son paquetage génétique avec l’ADN puis il a, par la suite, imprimé toute une série d’informations sur les aléas de la vie du père comme l’ovocyte sur la vie de la mère.


Dans le ventre de sa mère, le fœtus se trouve bien au chaud dans un monde apaisé. Mais il se peut que sa venue pose problème. Il choisit ses parents et le moment où il veut venir. De temps à autre, il peut reporter sa venue, les conditions n’étant pas requises. Mais il peut aussi passer outre, impatient de venir goûter ce que lui réserve ce petit tour sur terre. Dix mille raisons peuvent empêcher la conception de démarrer dans les meilleures conditions : trop rapprochée par rapport à une autre ou au contraire trop tardive, une situation financière et professionnelle instable, des conditions de logement inadaptées, des problèmes de santé d’un des membres de la famille… Le fœtus va les imprimer et se croire non désiré.

 

Chaque fois que « l’agression » dépasse un seuil dit d’acceptabilité, la maman est obligée de parer au plus pressé, de s’adapter, se défendre et trouver une solution. Elle va momentanément mettre de côté son enfant pour mieux faire face à la situation. C’est ainsi que le fœtus engramme dans ses mémoires le processus de lâchage qu’il va essayer de rattraper, tout au long de sa vie, auprès de sa mère puis des autres femmes. Car incapable de faire la différence entre un événement subi et un rejet conscient ou non, le programme initial va être dévié et modifié.


Le processus de passage du monde intra-utérin, univers clos et protégé, à notre milieu agité et plein de stimuli se déroule en quatre phases enregistrées pour la vie :

 

- Phase de fusion : le bébé vit paisiblement au sein de l’utérus dans un monde paisible et n’a pas l’intention d’en sortir.

- Première phase de lutte : une poussée l’oblige à sortir alors que le col de l’utérus est encore fermé. Impression d’étouffement universel, expérience de l’enfer. Il va lutter pour rester dans son petit royaume

- Deuxième phase de lutte : ne pouvant pas s’y opposer, il progresse dans le canal vaginal. = conflit mort-naissance

-Enfin, il accepte d’effectuer son passage passivement et tout se fait sans douleur. C’est le lâcher prise, l’expérience de la mort de l’égo, d’un état pour passer à un autre, pour re-naître.       

 

 

Après la naissance, ce sont les divers apprentissages effectués tout au long de la vie que nous pouvons abandonner si nous le voulons. Les travaux de Carl Pribam – neurochirurgien américain d’origine tchèque - ont démontré que la mémoire n’est pas du tout délimitée à une partie du cerveau mais que ce dernier fonctionne comme un hologramme. Mes archives sont donc engrammées dans chaque cellule et vont être communiquées aux enfants, dans l’inconscient collectif familial. Il peut être intéressant de savoir d’où l’on vient pour cesser de se croire anormal et ne pas rejeter les responsabilités sur des ancêtres mais prendre les siennes pour se déprogrammer et libérer la lignée.


La conception est le point de départ de la vie. La naissance en est la deuxième étape, celle de sa relation avec le monde extérieur et une conception perturbée peut rimer avec naissance difficile. Le jeune enfant va devoir franchir un nouveau palier vers l’âge de six-sept ans avec la prise de conscience du Moi. Au moment de la puberté, entre dix et quatorze ans en général, il va  découvrir l’Autre et franchir ce cap avec plus ou moins de bonheur, les uns le faisant allègrement, les autres se renfermant au contraire sur eux mêmes. C’est à cette période que la voix de l’adolescent mue, qu’il devient homme, et que la poitrine de la jeune fille apparaît, qu’elle devient femme. Ce cycle va perdurer dans le temps et se retrouver au moment de la procréation. Il est aisé de comprendre que s’il y a eu des difficultés au moment où la vie a été donnée à un individu, il puisse en avoir à la donner à son tour. Il peut en aller de même quand il s’agit de démarrer un travail. La mise chez la nourrice, l’entrée en maternelle, au collège ou au lycée, sont autant d’étapes qu’il faut franchir et qui s’apparentent, dans un grand nombre de cas, à des séparations d’avec la maman ou du milieu familial.


Un dernier palier reste à passer, celui de la ménopause ou de l’andropause. Comme les autres, il n’est plus possible de revenir en arrière mais celui-ci est irréversible. La procréation devient impossible et certains souffrent de n’avoir pas fait ce qu’ils auraient voulu faire. Ce peut être le temps des regrets et des remords de n’avoir pas eu les enfants souhaités. C’est une étape importante car elle va programmer la nouvelle tranche de vie qui s’ouvre à l’individu, celle de la sagesse, celle qui mène à la paix