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Concept

Le système réparateur : la cellule et l'ADN

 

Tout part de la cellule, la plus petite unité constitutive qui va s’opérer à partir de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule. Il s’agit d’une véritable usine dotée d’un centre de commande, le noyau, et d’une zone d’activité, le cytoplasme, le tout étant protégé et délimité par une membrane.

 

La substance principale du noyau, la chromatine, se compose d’une longue molécule chimique, l’ADN, en forme de double hélice qui mesurerait plus de deux mètres si on pouvait la dérouler ! Un noyau en renferme 46 (vingt-trois paires). Ce sont deux chaînes de nucléotides (50 à 250 millions de paires), enroulées l’une sur l’autre et reliées par des « liaisons hydrogène », qui lui donnent cette forme. Chacun des nucléotides se compose d’un acide, d’un sucre et d’une base azotée. Au nombre de quatre, les bases, l’A-dénine et la G-uanine d’une part, la T-hymine et la C-ytosine d’autre part, constituent des mots de trois lettres (ex : A-G-T) selon l’ordre dans lequel elles se succèdent, ces mots déterminant un acide aminé (molécule à deux fonctions). Plusieurs mots assemblés vont former une phrase, un message génétique, et constituer l’élément de structure de l’organisme, la protéine (plusieurs acides aminés).


Associée à des histones (protéines basiques riches en arginine et en lysine), l’ADN forme les chromosomes, collection de segments significatifs : les gènes. Cet ADN représente le support biochimique de l’hérédité, la marque d’identité de l’individu, avec les 23 paires de chromosomes qu’il renferme, chaque chromosome étant composé de plusieurs centaines de gènes. Il faudrait plus d’un million de pages pour écrire l’ADN d’une cellule humaine. Le rôle qui lui est dévolu est de construire, permettre le fonctionnement de toute forme de vie et d’entretenir la cellule et l’organisme auquel il appartient. Il joue également un rôle essentiel dans la production de substances nécessaires à l’organisme : les protéines.

 

 

La zone d’activité fourmille d’intervenants. Le rôle des mitochondries est de fournir de l’énergie. Les ribosomes, sorte de tête de lecture,

décryptent le message de chaque gène, et informent le réticulum endoplasmique qui concourt à la construction de la cellule. Les lysosomes interviennent, avec les enzymes qu’ils contiennent, dans la digestion des bactéries. Le hyaloplasme est lui  responsable de la forme et des mouvements de la cellule. Une fois le produit terminé, il est transporté à l’atelier d’emballage, l’appareil de golgi,  qui est également chargé d’éliminer les déchets produits. Le transit et la communication extérieure sont assurés par la membrane dont le premier rôle est d’empêcher la sortie du contenu hydrosoluble de la cellule.


La cellule est l’élément de base à partir duquel tout commence. Ce qui lui est indispensable l’est forcément pour l’être humain qui va en développer soixante mille milliards. A l’état primitif, elles sont toutes identiques. Ce n’est qu’après, en fonction du rôle qui leur est attribué, qu’elles vont se spécialiser. Chacune d’elles, pour se reproduire, va se diviser ainsi que tous les éléments qui la composent. Adulte, l’organisme humain présente une apparente stabilité, et pourtant, à chaque instant, de très nombreuses cellules meurent et sont remplacées. Mieux encore, chaque cellule vivante renouvelle en permanence ses molécules et

 

les équilibres réalisés ne sont en fait que des équilibres dynamiques. Il y a constamment destruction et reconstitution des molécules, destruction et reconstitution des structures cellulaires; elles se font et se défont” écrivait J.Tavlitzki dans “les douze clés pour la biologie” (éditions Belin).