RSP Sensoriel

Concept

Unicité et globalité

 

Le corps et l’esprit ne font qu’un et sont indissociables. La conscience de soi est propre à l’homme et lui fait entrevoir et ressentir la souffrance qui peut être la sienne lorsque son harmonie est altérée.

 

Il y a bien longtemps, près de cinq mille ans, l’empereur de Chine Houng Ti demanda à ce que l’on mette par écrit un traité de médecine chinoise. Ce fut le Nei King So Ouen. Quotidiennement, ses thérapeutes mettaient en exergue la relation qui existe entre le physique et le psychique, le corporel, l’organique et l’émotionnel, l’homme et son environnement. Et puis une approche plus rationnelle de la maladie a vu le jour tout d’abord en Mésopotamie et s’est poursuivie en Grèce et à Rome. Cette approche met un nom sur les maladies qu’elle classe et leur décrit un catalogue de symptômes que l’on retrouve à peu près identiques chez tous les individus.

 

Ces deux approches ont longtemps coexisté. N’est-ce pas Platon (428-348) qui écrivait, plus de trois cents ans avant Jésus-Christ, qu’il serait « folie que de vouloir guérir le corps sans vouloir guérir l’esprit ». C’est dire si cette vision de l’homme est ancienne. Mais la conception inaugurée par les grecs a conduit à la naissance de la médecine moderne et à ses observations scientifiques. La médecine est passée de l’hôpital vers le laboratoire et a laissé pour compte ses rapports avec l’esprit.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? La médecine a fait une avancée extraordinaire au cours des deux derniers siècles que ce soit du point de vue diagnostic que du point de vue thérapeutique. La diminution de la mortalité en est la grande conséquence. L’espérance de vie s’est allongée de trente années en un siècle. La plupart des fonctions biologiques et physiologiques de l’organisme sont connues et expliquées. Grâce aux nouvelles technologies qui ont bénéficié des apports de l’électronique et de l’informatique, en particulier, les moyens de diagnostic, qu’ils soient biochimiques ou radiologiques, permettent une exploration du corps humain dans ses moindres détails. Rien ne nous échappe. Il en va de même dans le domaine thérapeutique et la chirurgie en est le meilleur exemple : l’évolution des techniques d’anesthésie et  thérapeutiques permet aux chirurgiens de réaliser tous les jours des prouesses. On peut toutefois regretter, qu’au début du troisième millénaire, à force de découper et de saucissonner l’être humain millimètre par millimètre, on ait tendance à s’en éloigner.

 

C’est le revers de la médaille. Les termes qui reviennent le plus souvent en médecine actuellement sont ceux  d’antibiotiques, d’antalgiques, d’anti-inflammatoires, d’anxiolytiques, d’anticoagulants… tous des « anti », véritable arsenal thérapeutique fait de biochimie, de biologie moléculaire et de pharmacie clinique, qui ne visent qu’à combattre, à faire la guerre. Et pourtant, à la base de toute perturbation, il y a toujours l’homme. On s’attache plus à découper l’organe en souffrance qu’à écouter les souffrances de son propriétaire. Car enfin que sont ses maux sinon des situations non satisfaisantes qui peuvent prendre la forme de malaise (passager), de mal être (chronique), de maladie (pathologie) et s’exprimer par la douleur, la souffrance, le dysfonctionnement organique ou autre. Ne pourrait-on pas envisager de l’accompagner, lui, de l’aider à résister par ses propres moyens pour les rendre plus performants au lieu de le fragiliser un peu plus chaque jour.

 

Les rapports entre l’esprit et le corps ont été oubliés par la médecine scientifique. Mais après avoir développé ses propres investigations, cette dernière tend à rendre à la « médecine des émotions » un grand nombre d’informations. Des recherches réalisées principalement aux Etats-Unis s’inscrivent dans une nouvelle science interdisciplinaire :

 

La Psycho-Neuro-Immunologie.

 

Sa notion fondamentale est que l’être humain est « un » (unicité) « tout » (globalité). Elle associe le système nerveux et sa capacité à intégrer des informations et à apporter une réponse adaptée ; le système endocrinien qui maintient le milieu intérieur en équilibre ; et le système immunitaire qui protège et défend l’organisme. Elle découle de la découverte de nouveaux  neurorécepteurs, sur les globules blancs en particulier. Elle se fonde sur le fait qu'un choc psychologique est à même d'effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection en influençant le nombre et l’action des cellules T dans le système immunitaire. 

 

La Restauration Somato-Psychique

 

Fait de cette notion d’unicité et de globalité son fondement en s’appuyant sur  l’embryologie (cellule), la circulation énergétique, les émotions et le mental pour identifier les origines de nos maux. Elle ne va pas chercher à isoler le segment lésé ou perturbé, mais le laisser dans son environnement pour mieux le cerner. La correction va stimuler les trois systèmes de la P.N.I. à savoir le système nerveux, l’endocrinien et l’immunitaire en un seul geste : unicité et globalité.

 

Prenons l’exemple d’une entorse de la cheville :

 

L'organisme a tout ce qu'il faut pour maintenir l'être humain en bonne santé. Les récepteurs proprioceptifs lui permettent de se tenir en équilibre et une entorse sans "choc adverse" a de fortes raisons de trouver son origine dans un désordre émotionnel. Si c'est le cas, la RSP ne va pas l’isoler mais au contraire s’intéresser au propriétaire de la cheville, aux émotions qui ont fragilisé son organisme et l’ont prédisposé à ce traumatisme. Libéré de cette pression émotionnelle, le système réparateur va pouvoir oeuvrer. Toute l'action du thérapeute RSP va tendre à aider le patient à se restaurer et elle n’oubliera pas d’associer des techniques appropriées à la restauration tissulaire comme l’ostéopathie, le massage, la physiothérapie, la rééducation proprioceptive…