RSP Sensoriel

Concept

Manifestations psychosomatiques

 

Pour Freud, les énergies liées aux désordres psychologiques enfouis s’expriment par des tensions qui conservent une activité. Ces tensions ne meurent pas et cherchent

à s’exprimer en influençant le comportement ou en utilisant l’enveloppe corporelle et ses divers moyens d’information.

 

Eric Kandel, professeur à l’université de Columbia et prix Nobel de physiologie et de médecine en 2000, s’est intéressé à la mémoire en observant les  escargots de mer, ces petits animaux qui ont l'avantage de posséder les plus gros neurones.

(A la recherche de la mémoire. Une nouvelle théorie de l’esprit – éditions Odile Jacob).

 

La mémoire à court terme est obtenue par une modification de l’état de certaines synapses - dopage de la liaison synaptique - liée à l'augmentation de la quantité de molécules excitatrices. Elle se décline en mémoire instantanée (sensorielle) qui ne dure que quelques fractions de secondes et concerne les informations perçues par nos sens visuels, auditifs, cutanés… et en mémoire de travail (immédiate) qui stocke des informations limitées en nombre (quelques éléments) et à court terme (quelques secondes).

 

                                                                                       Dopage synaptique

 

 

                                                                                                                                   Fabrication de nouvelles synapses

 

La mémoire à long terme dispose d’un mécanisme beaucoup plus puissant. Les neurones impliqués fabriquent de nouvelles synapses chargées de stocker les souvenirs. Un seul de ces neurones peut former plus de mille synapses avec d’autres neurones ce qui explique que, dans la consolidation de souvenirs durables. Chaque souvenir reflète une modification anatomique du cerveau, c’est dire si leur nombre créé au cours de notre vie est considérable et constitutif de notre individualité. Notre mémoire longue est élective parce qu’il faut que le signal issu des synapses impliquées libère l’action du gène capable de créer de nouvelles synapses pour qu’une information soit durablement sélectionnée. En temps normal, une molécule inhibe le gène et réprime l’expression. Il faut donc un signal assez fort pour écarter cette molécule et l’un des facteurs se trouve être l’émotion à laquelle sont associés l’attention qui lui est portée, l’effet de renforcement dû à la répétition…

 

La mémoire à long terme se décline en consciente et inconsciente. La mémoire inconsciente ou implicite repose sur des apprentissages qui créent des automatismes. Elle est impliquée dans le conditionnement et nous permet de faire du vélo… Les mêmes neurones ne sont pas impliqués dans les différents types de mémoire parce que les lieux de consolidation diffèrent tout comme les lieux de stockage  en fonction du type de souvenir. Les souvenirs de la mémoire inconsciente sont fixés dans les régions les plus profondes du cervelet. Ceux de la mémoire consciente ou déclarative se situent dans l’hippocampe, dans les profondeurs du lobe temporal. Ce sont des événements ou des données précises dont on se souvient et qui peuvent revenir à l’esprit. Une fois constitués, les souvenirs peuvent être rappelés à la conscience et stockés dans les régions spécialisées du cortex (visuel pour les souvenirs visuels…).

 

« Je pense que le moment approche où nous pourrons tester expérimentalement certaines des principales intuitions de Freud. Sur les mécanismes de répression des souvenirs, par exemple » déclare Eric Kandel.

 

La maladie est souvent subie comme un événement extérieur mais en fait c’est en nous qu’elle se situe. Il dépend de nous de la maîtriser et de la contrôler, si non,  nous ne nous appartiendrons plus. Alors, pour ne pas rester sourd à ces signaux qui cherchent à nous interpeller, essayons d’en préciser certains mécanismes. Pour plus de clarté, nous tenterons de répondre à trois questions :

 

Où ?
Quand ?
Comment ?