RSP Sensoriel

Concept

Somatisations : Comment ?

 

Le premier des signaux, mais non le seul, est la douleur. Les terminaisons nerveuses libres détectent la douleur et véhiculent leurs renseignements en empruntant des voies différentes selon qu’il s’agit d’une douleur aiguë ou chronique pour rejoindre le cortex. Cette apparition de la douleur est révélatrice de troubles profonds,  plus souvent conséquence d’une succession de perturbations en chaîne plutôt que du déséquilibre d’un seul organe. Il convient donc, pour la faire disparaître, de chercher à rééquilibrer l’ensemble plutôt que de se contenter d’un antalgique. Mais la non douleur ne garantit pas pour autant la santé. L’évolution de ces troubles peut se faire à bas bruit, sans signal douloureux. C’est le cas des maladies métaboliques qui échappent au contrôle du système nerveux central comme le cancer où la tumeur revêt des caractères spécifiques de malignité sans douleur. 

 

La médecine des fonctions

 

Chacun des viscères se manifeste par une humeur, un comportement et une activité mentale qui lui sont propres. Un médecin, Jacques Ménétrier, et l’Ecole de la Médecine des Fonctions ont  proposé une classification en cinq diathèses. Elles définissent des terrains qui, malgré la multiplicité des symptômes cliniques et des sièges anatomiques, se regroupent autour d’une unité, d’une grande fonction. Elles traduisent un état de déséquilibre qui exclut l’accidentel, qu’il soit traumatique, infectieux ou toxique. Il s’agit en quelque sorte d’une dynamique de l’évolution qui permet de prévoir l’installation d’un état pathologique. Elles se calquent sur les éléments de la médecine chinoise et correspondent à un oligo-élément dont l’action est d’équilibrer et d’adapter l’ensemble.

 

I - l’allergique : élément Bois : fonction hépato-biliaire et système musculaire. oligo-élément : le manganèse. - sujet plein d’énergie, actif, entreprenant, optimiste dont la modification du comportement va se  traduire par de l’agitation, de l’énervement, de l’instabilité, allant même jusqu’à l’agressivité.

 

II- l’hyposthénique : élément Métal : assure les échanges intérieur-extérieur avec  les poumons et le gros intestin. oligo-élément : le manganèse-cuivre. - sujet plus passif qu’actif, fatigable à l’effort, lent et économe de ses gestes qui éprouve des difficultés à se concentrer et à fixer ses idées.

 

III - le dystonique : élément Feu : circulation sanguine. oligo-élément :  manganèse-cobalt. - individu leste, actif et plein  d’une  énergie qu’il va utiliser trop rapidement accélérant ainsi l’amenuisement du tonus de base.

 

IV - l’anergique : élément Eau : le système osseux. oligo-élément : cuivre-or-argent. - représente la diminution générale de l’énergie qui se manifeste par une fatigue globale pouvant aller jusqu’à l’épuisement. Ce sujet perd l’envie de se battre et n’a que peu d’intérêt pour son entourage, lui préférant la solitude.

 

V – la désadaptation : élément Terre : système nerveux et les chairs. oligo-élément : zinc-cuivre et zinc-nickel-cobalt. - Tous les auteurs s’accordent sur l’origine de ce type de dysfonctionnement représenté par le stress et les excès de soucis qui agissent sur les centres supérieurs cortico-hypothalamo-hypophysaire.
 

Les diathèses ont le mérite de proposer une classification claire et cohérente. Autour d’une unité, représentée par une grande fonction, elles regroupent une multitude de syndromes. La Médecine des Fonctions a apporté une masse considérable de travaux mondiaux montrant l’influence  biologique des enzymes. Grâce à son observation rigoureuse et scientifique des faits, sa méthodologie spécifique du diagnostic, elle fournit un catalogue complet et précieux d’observations minutieuses sur les pathologies et leurs relations avec le psychisme et le comportement.

 

Il est possible d’y ajouter des constatations plus fines quant aux caractéristiques émotionnelles des organes.


Ainsi le foie et la vésicule biliaire définissent, en dy

 

sfonctionnement, le colérique, mais aussi la peur du devenir et l’injustice, la vésicule étant l’arbitre qui prend les justes décisions. L’estomac et la rate, liés à l’action, inclinent au stress en cas d’hyperactivité. A vouloir trop en faire et souvent à la place des autres, on en arrive au déséquilibre physique et psychique. La rate, qui régit la forme physique du jour, exprime le doute, le manque de confiance et l’insatisfaction. L’ulcère signe le débordement du système réparateur. Si rien n’est fait pour le restaurer, l’évolution peut conduire à la dépression. Le pancréas est chargé d’assimiler le sucre dans l’organisme, de s’enrichir de la douceur. Tout événement douloureux l’atteint et l’amène à ne plus croire en rien. Etre clair avec soi-même rend plus fort. Ce sont les reins qui représentent la force et en manquer rend craintif et creuse le sillon de la dévalorisation dont l’ostéoporose est l’une des conséquences. Les surrénales, ces petites glandes localisées au-dessus des reins, ont pour fonction de défendre l’organisme devant une agression infectieuse ou inflammatoire. Elles commandent au « combat, à la conquête » mais incitent, en cas d’insuffisance, au renoncement et à la résignation. Le cœur est lié à la vitalité, à l’affect, à l’abondance, mais à trop en vouloir, on risque d’en manquer. Le poumon renferme la personnalité profonde de l’individu avec ses aspirations. Leur extériorisation le libère alors que leur intériorisation le rend triste, renfermé sur lui-même, et… prisonnier. Le gros intestin assure le cheminement des matières « impures » vers l’extérieur. Il caractérise la parfaite organisation ou bien la « saleté » en cas de dérèglement…

 

Les tissus

 

La peau est la première enveloppe de protection. Elle recouvre les muscles qui permettent à notre organisme de se mouvoir, les artères et les veines qui distribuent l’énergie, et les voies et centres nerveux qui commandent les actions et les réactions. Quant aux os, ils sont la charpente qui donne solidité et force à l’ensemble de l’édifice.                                                        


La peau : un tableau d’affichage

 

La peau recouvre les formes de notre corps en épousant ses moindres contours. Ce tissu est doté d’une multitude de capteurs tactiles, thermiques et douloureux, qui sont chargés de nous informer. Elle est l’expression extérieure de ce qui se passe à l’intérieur et, par la même, un formidable messager. Un grand nombre de manifestations siègent à ce niveau et sont des signaux forts et utiles à l’identification du dysfonctionnement. C’est pourquoi, il est important de reconnaître ces messages. Il convient 

d’abord de rappeler qu’en médecine énergétique, la peau est en relation directe avec le Métal dont la symbolique est significative : sa lame brille de tous ses éclats et tranche avec force. C’est l’alliance de la beauté et de la franche expression qui exprime la personnalité de l’individu, sa capacité à afficher ses idées et ses idéaux. La non expression d’une souffrance peut se traduire par une dégradation  de l’éclat de la peau.

 

 

La peau peut apparaître comme un tableau d’affichage et exprimer une multitude de désordres. L’eczéma est très souvent lié à une carence affective. Avant d’être allergique à quoi que ce soit, on est d’abord allergique à soi ! Il y a quelque chose en soi que l’on a du mal à accepter. Les démangeaisons sont la marque de désirs contrariés, de sentiments d’insatisfaction et de remords…

 

Les muscles : l’ impulsion et l’ impulsivité

 

Les muscles et leurs aponévroses constituent des chaînes qui parcourent notre corps de haut en bas et de bas en haut. Ces tissus vivants assurent son maintien et sa mobilité. Quatre paramètres fondamentaux définissent leurs caractéristiques : l’impulsion, la force, l’élasticité et la tonicité. Le Bois, dont le foie et la vésicule biliaire sont les organes, représente la fonction musculaire qui s’enrichit du Feu pour l’impulsion, de la Terre pour la force, du Métal pour l’élasticité et de l’Eau pour la tonicité. Toute colère, agressivité,  sentiment d’injustice non exprimé ou encore la peur du devenir, peut se manifester sur les muscles et les tendons et donc fragiliser ce système  qui permet à l’organisme de se mettre en mouvement par des  lésions de type contractures, crampes, claquages,  tendinites…

 

 

Les vaisseaux : jamais assez

 

 

Ils ont pour fonction d’humidifier et d’alimenter les tissus de notre organisme et il n’est pas une parcelle de notre corps qui ne le soit pas. Le Feu est l’élément en correspondance avec le cœur, les vaisseaux et l’intestin grêle, celui qui permet d’avancer en éclairant et en réchauffant tout sur son passage. Il donne l’impulsion au sang qui part dans les artères. Il est l’énergie, la dynamique de la vie, mais attention : à trop en vouloir, on n’en a jamais assez. C’est ainsi qu’un cœur fort se caractérise par le charme et la passion, mais aussi par la jalousie, l’égoïsme et la cupidité. A l’extrême, c’est l’incendie qui brûle tout sur son passage, comme la passion, le contraire de la toute petite flamme qui se consume auprès du mourant. Le cœur faible aura plutôt tendance à se dévouer, à se sacrifier pour être reconnu et aimé car faire plaisir aux autres compense le manque de désir et de projet dans sa vie. Quant à l’intestin grêle, s’il favorise l’épanouissement en plénitude, il prédispose à l’inverse à la sensation de vide intérieur et de non existence. Il incite donc à faire des réserves.

 

Les os : les fondations

 

L’os n’est pas un vulgaire tuteur chargé de maintenir un membre. Il est partie intégrante de l’élément Eau qui se rapporte aux fondements, aux capacités de réussir, à la confiance, la volonté et la puissance. Les reins représentent ce potentiel alors que la vessie fixe les  plans, les objectifs, la finalité de la démarche. Les entorses et plus encore les fractures sont souvent la conséquence de la fragilisation de nos  fondements qui réduisent notre territoire. Elles ne sont pas très graves au contraire de l’ostéoporose, la décalcification des os, qui signe la déficience chronique des fondements.

 

Le support nerveux : le stress

 

La Terre correspond à l’équilibre, au bien-être et à l’adaptation. Elle réunit les meilleures conditions pour que l’individu soit en mesure de discerner ce qui est bien ou mal, de penser, réfléchir, analyser pour que tout soit correct. Il se trouve alors en harmonie avec lui-même, harmonie qui ne peut se réaliser qu’avec la collaboration des autres éléments. Dans le cas contraire, plus rien ne va ! Le mal être peut s’aggraver et conduire à la dépression. 

 

 

Conclusions

 

Il est clair maintenant que les désordres ne se manifestent pas n’importe comment mais obéissent à des lois cohérentes se rattachant à une unité en relation avec un élément énergétique, un système anatomique, des organes et des émotions. La peau est le support privilégié de l’élément Métal, les muscles et les tendons le sont du Bois, les vaisseaux du Feu, les chairs de la Terre et les os de l’Eau. De précieuses informations vont nous être données par leur localisation.